Alexandra David Neel – Du sikkim au tibet interdit

por pessoaficionado

http://www.alexandra-david-neel.org/francais/biog.htm

http://www.ina.fr/economie-et-societe/religion/audio/PHD86039152/entretien-avec-alexandra-david-neel.fr.html

Né(e) à : Saint-Mandé (Val-de-Marne) , le 24/10/1868
Mort(e) à : Digne (Alpes-de-Haute-Provence) , le 08/09/1969

Biographie :

Louise Eugénie Alexandrine Marie David, plus connue sous son nom de plume Alexandra David-Néel, de nationalités française et belge, est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d’opéra, journaliste, écrivain et exploratrice française.

Outre sa longévité (100 ans), son trait de gloire le plus marquant reste d’avoir été, en 1924, la première femme d’origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet, exploit dont la publicité fut soigneusement orchestrée dans les années 1920 et qui contribua fortement à sa renommée, en plus de ses qualités personnelles et de son érudition.

Durant les saisons 1895-1896 et 1896-1897, sous le nom d’Alexandra Myrial, Alexandra David occupe l’emploi de première chanteuse à l’Opéra d’Hanoï (Indochine), interprétant le rôle de Violetta dans La Traviata. De 1897 à 1900, elle partage la vie du pianiste Jean Haustont, à Paris, et ils écrivent à deux Lidia, drame lyrique en un acte dont Jean Haustont compose la musique et Alexandra le livret.

Le 4 août 1904, à Tunis, elle épouse Philippe Néel, ingénieur en chef des Chemins de fer tunisiens, dont elle était la maîtresse depuis le 15 septembre 1900. Leur vie commune fut parfois orageuse, mais toujours empreinte de respect mutuel. Elle se termine définitivement le 9 août 1911 par son départ pour son troisième voyage en Inde (1911-1925).

Alexandra David-Néel arrive au Sikkim en 1912. Elle se lie d’amitié avec le souverain de cet État de l’Inde, Sidkéong Tulku, et visite de nombreux monastères bouddhistes pour parfaire sa connaissance du bouddhisme. En 1914, elle rencontre dans un de ces monastères le jeune Aphur Yongden dont elle fit par la suite son fils adoptif. Tous deux décident de se retirer dans une caverne en ermitage à plus de 4000 mètres d’altitude, au Nord du Sikkim.

Alexandra et Yongden partent ensuite pour la Corée, puis Pékin en Chine. Leur périple dura plusieurs années et traversa le Gobi, la Mongolie, puis une pause de trois ans au monastère de Kumbum au Tibet, où elle traduit la fameuse Prajnaparamita, avant de repartir déguisés en mendiante et moine pour Lhassa qu’ils atteignent en 1924. Alexandra rencontre Swami Asuri Kapila (Cesar Della Rosa). Ils y séjournèrent deux mois, durant lesquels ils visitèrent la ville sainte et les grands monastères environnants : Drépung, Séra, Ganden, Samye… Mais Alexandra David-Néel est finalement démasquée et dénoncée à Tsarong Shapé (le gouverneur de Lhassa), elle rentre en France.