Joel Williams – du sang dans les plumes

por pessoaficionado

«Je m’appelle Joel Williams. J’ai 46 ans, je suis un Amérindien de la tribu shoshone-païute. Je suis incarcéré depuis vingt-cinq ans, suite à une condamnation à perpétuité assortie d’une peine plancher de vingt-sept ans. Je suis également écrivain. Voici comment tout a commencé…»

Né d’une mère indienne de la tribu shoshone-païute et d’un père blanc, il est élevé par ce dernier, un type violent et alcoolique qui le terrorise et qu’il finit par tuer à l’âge de vingt-et-un ans. Depuis, il est en prison ; il a quarante-six ans. Né sous les stigmates enracinés du désespoir indien et de la violence alcoolique, Joel Williams a tâté de tout pour échapper et s‘échapper, jusqu’à croire que le meurtre pourrait régler ses problèmes. En prison aussi il cherche à fuir la promiscuité, la violence, la bassesse. En lisant d’abord, puis en écrivant, à force de rigueur et de persévérance, d’exigence aussi.

http://www.joelwilliams-hard-boiled-fiction.com/official-website/

The official website of incarcerated fiction writer, Joel Williams.

Incarcerated fiction writer, Joel Williams is a 47 year old Shoshone-Paiute American Indian from Los Angeles. He is a shit grenade with a typewriter, and for the past twenty-six years has been something stuck to the bottom of the shoe of the State of California. He used to be a different sort of man, a broken man. Now he writes, calling down the muse.

His credits include:

> short story, “Tyrannosaurus Sex,” in Front & Centre, issue # 22, 2009.

> short story, “Raggedy Dan & Sandy,” in Loose Canon #2, 2010.

> short story, “Huero & Mike.” in Thinking Outside the Cell anthology, Resilience Multimedia, 2010.

> chapbook, “All Man, Yessiree,” by Black Bile Press, 2010.

> book of short stories, “Du Sang Dans Les Plumes,” in French translation by 13E Note Editions, Paris, France,  May 2012.

> chapbook, “Shitting on Roses,” by Black Bile Press, 2012.

> chapbook, “Three Stories,”  by the U.K.’s Tangerine Press imprint, Sick Fly.

> “Feuilleton,”  A French magazine of literature and journalism, published an excellent review of “Du Sang Dans Les Plumes,” with illustrations by Amelie Fontaine, and article by Eric Vieljeux, publisher, 13E Note Editions.  In their Number 3, 2012 Issue.

Soon to be published work:

> short stories by the U.K.’s Murder Slim Press/ Savage Kick.

In 2011, Joel completed a 50,000 word hard-boiled literary fiction manuscript entitled, ‘Til The Wheels Fall Off, about an American Indian parolee, Milo Fanning, who arrives back on the Hupa Indian Reservation after having served a 20-year stretch. Initially vowing to walk the straight and narrow to make it in the free world, his plans go out the window when he hooks up with Lorna, a similarly bruised and morally challenged Indian woman. Together they tragicomically experience one setback after another as their relationship and plans for quick money circles the drain.

‘Til the Wheels Fall Off is for any reader who enjoys fast plots with characters who tread the no-man’s land of desperation-driven choices, for readers who enjoy their stories with plenty of salt.

Joel is currently seeking a publisher for it.

For the year 2012, Joel has gone back to crafting his unique short stories, because as he says, “It is the only way I can be a man in this world, the only way I can shout, curse, cry and moan. I’ve tried all the other ways–the booze, drugs, and fighting–but after a lifetime of trial and lots of error, and too much pain and loneliness, I’ve found that what works best for me is the typewriter and the story form.”

Stephen Cooper, professor of English at Cal. State University, Long Beach, comments on Joel’s writing: “…the writings of Joel Williams share with…classic iterations of Indian despair and longing a raw, even rasp-like aesthetic, a willfully crude yet poetic expressiveness that reveals the beauty hidden under strata of ugliness, pain and abandonment.”

Matthew Firth, editor of publisher of literary magazine Front & Centre, comments “Joel writes with a powerful grasp of humanity and with courage and conviction in that his fiction plows through the piles of slushy, shitty fiction that has no heart. Joel’s fiction has heart–it has balls.”

Publishers or others interested in Joel’s Novel or Short stories may contact him at the addresses below:

Joel Williams D-59854

Mule Creek State Prison A1-141

P.O. Box 409020

Ione, CA 95640

and/or:

joelwilliams888@yahoo.com

support@joelwilliams-hard-boiled-fiction.com

Joel Williams est né à Phoenix (Arizona) le 23 septembre 1964. Depuis plus d’un quart de siècle, il croupit dans des geôles californiennes pour avoir tué à 21 ans son père, un Blanc alcoolique qui le battait depuis son enfance. Passé par l’épreuve de l’alcool, des drogues, de la castagne, du désespoir, Joel s’est reconstruit une identité en prison : Indien Shoshone- Paiute par sa mère, guitariste de jazz, entraîneur de boxe, père d’une petite fille (ayant remis à une visiteuse, au parloir, sa semence recueillie dans une capote)… et, bien entendu, écrivain. Autodidacte, Joel balance ses mots telles des grenades contre les murs de sa cellule. Perversité du Système : pour la troisième fois, la mise en liberté conditionnelle lui a été refusée en 2011 par les autorités pénitentiaires, au motif qu’il ferait mieux de « travailler sur lui-même plutôt que perdre son temps à écrire »… Devant la Bêtise à l’état chimique pur, on a le choix entre rire et mourir. Le premier livre de Joel Williams est un cri de douleur qui culmine en éclat de rire salvateur.

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Le livre est composé d’une série de récits situés en Californie à la fin du XXe siècle et au début du suivant, ayant le même héros et narrateur, Jake Wallace (mêmes initiales que l’auteur), un Amérindien Shoshone-Paiute teigneux, tendre et drôle. Les premiers textes évoquent la jeunesse tourmentée de l’auteur à L.A., les nuits d’alcool et d’amour, la vie dans les bas-fonds. Bien que la plupart de ces histoires ressortissent à la veine confessional, certaines, plus « objectivées », démontrent la capacité de l’auteur à prendre ses distances par rapport à son parcours personnel pour rendre compte de l’expérience humaine. Par ailleurs, le réalisme est veiné d’un surréalisme qui fait de ces récits plus que de simples chroniques. Les textes suivants, les plus nombreux, appartiennent à un autre genre, la prison literature, qui a ses lettres de noblesse aux États-Unis, et dans lequel excellent trois autres au- teurs publiés par 13e Note (Tommy Trantino, – Lock the Lock –, Frederic Berthoff et J. C. Amberchele – Le Livre des fêlures). Au carrefour de la tradition amérindienne et de la littérature de prison, Joel Williams nous fait vivre les angoisses et partager les hantises et espoirs qui rythment ses journées : la tentation de la folie et de l’autodestruction, l’obsession sexuelle, l’image de la Femme tentatrice, la crainte de l’homosexualité, la prise de conscience progressive d’une fraternité avec les skins (les au- tres Amérindiens)… Bagarres, menaces, rivalités, haines et humiliations au quotidien. Et, derrière tout cela, la découverte de sa capacité non seulement de survie, mais d’une vie digne de ce nom, complexe et intense. Un livre beaucoup plus subtil et dérangeant qu’un simple témoignage, beaucoup plus ambivalent qu’un simple réquisitoire – beaucoup plus littéraire qu’une simple confession.
Edition enrichie d’une préface de Stephen Cooper, auteur de Plein de vie : une biographie de John Fante.

13e Note éditions, Dan Fante, Willy Vlautin, mauvais genres en public depuis le festival du “Quai du polar” de Lyon

http://www.franceculture.fr/emission-mauvais-genres-13e-note-editions-dan-fante-willy-vlautin-mauvais-genres-en-public-depuis-le