Lydia Cacho – Traffic de femmes

Lydia Cacho, journaliste mexicaine, féministe et activiste pour la défense des droits de la personne, nous livre en plus de 300 pages le fruit d’un travail d’enquête de six ans. Cette enquête journalistique dont l’objet était l’exploitation sexuelle et le trafic de femmes, l’a menée en Amérique latine, en Asie, en Afrique sur la piste des différentes mafias qui s’occupent de ce « commerce » devenu aujourd’hui, selon l’auteure, plus rentable que la vente d’armes ou de drogues.

2Par souci d’objectivité, l’auteure donne la parole à tous les acteurs du trafic, les victimes (les jeunes femmes et les enfants), les bourreaux et leurs complices (les trafiquants, parfois les membres de la famille des victimes, les militaires et les politiciens corrompus). Elle montre qu’il existe deux obstacles majeurs pour combattre le trafic de femmes : d’une part la difficulté à discerner la prostitution légale de l’exploitation sexuelle, et d’autre part le double discours des gouvernements.

3L’exploitation a cours dans les pays où l’on peut pratiquer le tourisme sexuel sans être inquiété, comme par exemple en Turquie, en Thaïlande, au Cambodge, mais aussi dans les villes occidentales à travers des palaces, des instituts de massages ou des saunas spécialisés qui sont la vitrine de réseaux de prostitutions. Les clients qui s’y rendent et donnent ainsi vie au « commerce » ne sont guère soucieux de savoir si la femme qui va leur donner satisfaction est retenue contre son gré (par une dette fictive, la confiscation de son passeport ou des menaces de mort contre sa famille) ou non.

4Dans les pays de grande pauvreté, celle-ci ajoute au drame et pousse certains parents à vendre leurs enfants ou à les laisser être exploités sexuellement dans l’espoir qu’ils soutiennent économiquement le foyer. Pour Lydia Cacho, la pauvreté n’explique pas tout. Deux facteurs d’importance viennent cautionner ces tragédies familiales : le capitalisme sauvage qui fait qu’une vie humaine n’a pas d’importance ou n’en a que par rapport aux bénéfices qu’on pourrait en tirer, et le fait que l’on vive dans un monde patriarcal où la domination masculine est d’un poids tel que la femme n’est guère plus considérée qu’un objet.

5Les différentes mafias qui organisent ce trafic de chair humaine à travers la planète ainsi que l’exploitation sexuelle des femmes ne sont pas inquiétées. D’abord parce qu’elles disposent de multiples complicités, directes ou indirectes. Certains haut-fonctionnaires font bénéficier les mafias de leur influence, par exemple pour obtenir un permis de construire pour un hôtel de luxe, où l’on proposera des services sexuels, ou des visas pour faire voyager des esclaves avec des papiers tout à fait légaux mais établissant de fausses identités. Les militaires peuvent protéger les intérêts des mafieux par le biais d’escortes armées ; sans compter que dans certains cas ce sont les militaires eux-mêmes qui prennent en charge le trafic de femmes. De plus, les policiers qui opèrent des raids opportuns dans certains établissements et font expulser des femmes jugées trop vieilles ou qui deviennent trop récalcitrantes. Enfin, les lois de certains états sont laxistes au point de permettre à ces organisations de développer l’exploitation sexuelle et le trafic de femmes quasiment en toute impunité. De plus, les méthodes particulièrement sophistiquées de blanchiment d’argent utilisées par ces organisations, se transforment en véritables nébuleuses grâce à la globalisation, et rendent encore plus épineuses la traque et l’arrestation des criminels qui les dirigent.

6De nombreux pays sont signataires de résolutions prises contre le trafic d’êtres humains lors de conventions ou de sommets internationaux. Cependant leurs propres lois sont parfois en contradiction avec ces résolutions parce qu’elles autorisent, sans ambages ou à mots couverts, ce « commerce » qui peut être une véritable manne pour l’économie locale. À moins d’une harmonisation des lois et des résolutions internationales, ces dernières en resteront au stade des bonnes intentions.

7Lorsqu’il n’y a pas inadéquation entre les différentes échelles des lois ou de collusion des criminels et des politiciens, celle-ci cède la place à l’hypocrisie. Par exemple, le gouvernement des États-Unis s’élève catégoriquement contre l’exploitation sexuelle et le trafic de femmes, et les dénoncent avec véhémence pour d’autres pays.  Tout en étant bien plus discret sur la création de camps spéciaux au Vietnam, où des femmes, retenues là, devaient satisfaire les appétits des soldats américains.

8Le portrait que dresse Lydia Cacho est alarmant. Il ne s’agit plus simplement de la « traite des blanches » mais de la normalisation de l’exploitation du corps des femmes à des fins uniquement sexuelles. Le travail de la journaliste révèle ce que nous sommes tentés d’appeler une phase hyper agressive de la domination masculine. C’est-à-dire que la femme est tellement perçue comme un objet que si elle a la chance de pouvoir exprimer une volonté ou une liberté de choix et si elle a le malheur de le faire, on la trouve arrogante et on lui préfère une femme « gentille » et soumise (en somme une esclave), quitte à parcourir des milliers de kilomètres pour profiter de sa compagnie éphémère et tarifée. On en vient donc, par l’acceptation de la relation tarifée pour obtenir entière satisfaction sexuelle, à faire de la femme un consommable.

9Cette phase agressive se traduit non seulement par cette acceptation voire cette normalisation de la femme en tant que consommable, mais également, pour les trafiquants ou les policiers qui ont affaire aux victimes, par une rationalisation disculpante. Si les femmes sont exploitées sexuellement c’est qu’elles aiment ça. Si elles se laissent induire en erreur et croient pouvoir sortir de la misère en acceptant d’aller travailler à l’étranger comme serveuse, mannequin ou chanteuse et qu’elles finissent prostituées, c’est forcément qu’elles aiment ça. D’après l’auteure, les revendications de certaines femmes pour avoir le droit d’être des travailleuses du sexe, reflètent l’intériorisation de la domination masculine et contribuent à celer encore plus l’exploitation d’autres femmes.

10Le principal reproche que l’on pourrait adresser à l’auteure c’est qu’en dessinant les contours d’une domination masculine féroce, elle fait des hommes une catégorie où les classes, les ethnies etc… se fondent dans un genre problématique et prédateur. Elle nous donne aussi, peut être involontairement, une vision trop simpliste des relations de genre qui ne se limitent pas aux relations sexuelles. Il faut reconnaître que l’exploitation qu’elle dénonce profite majoritairement aux hommes, quelque soit le rôle (trafiquant ou client) qu’ils y jouent, ils y prennent une part active.

11La seule note d’espoir que donne l’auteure est le courage, qui confine à l’héroïsme, des membres des organisations qui travaillent un peu partout dans le monde pour aider les victimes de ce trafic à se reconstruire. Mais pour changer des pratiques sociales de prédation, dixit Lydia Cacho « pourtant, c’est d’un héroïsme collectif et non pas exceptionnel dont nous avons besoin ».

http://www.lydiacacho.net

http://www.youtube.com/watch?v=aWzxJ42yXWo

Esclavas del poder – Lydia Cacho

Puede ser buena la violencia?

Esta pregunta la hice a varias personas, durante mi lectura del libro de Lydia Cacho, Esclavas del Poder. Todas a las que pregunté titubearon; meditaron un momento para, casi siempre, decir que dependía del caso.

A los diez años de edad, esta niñita tiene la respuesta clara que tanto nos evade a adultos, profesoras, maestros, doctoras, académicos. La terrible, la inimaginable sabiduría de las víctimas.

¿O sea que sí puede ser buena?, volví a preguntar. Pues sí, dijeron con patente falta de certeza, sintiendo quizá que se les presentaba una trampa.

¿Cuándo es buena? insistí. Por ejemplo, me dijeron, cuando la vida propia o de un semejante está amenazada, o en caso de guerra, de secuestro o de asalto.

¿Qué tanta violencia es buena?, insistí otra vez, poniendo a prueba amistades y paciencias. Para ese momento todas y todos mis interlocutores me miraban con palpable desconcierto, con evidente molestia. La respuesta más inteligente que recibí decía que la suficiente para acabar con ella. ¿Cómo es eso?, seguí. Pues la violencia es necesaria para acabar con la violencia, declaró un amigo, mientras miraba alternadamente a la puerta y a su reloj.

¿Alguna vez has visto que la violencia haya acabado con la violencia?, inquirí, con falsa ingenuidad. No obtuve una respuesta satisfactoria, sólo recibí una sonrisa impaciente. Sin embargo, sí la hay. Está entre las citas epigráficas que aparecen en el libro de Cacho: son las palabras de Yerena, una sobreviviente de la trata sexual de niños y niñas. De diez años de edad. Con la simpleza de una sabia zen, incapaz de darle muchas vueltas a las cosas, esta pequeñita declaró: “La violencia no es buena porque duele y me hace llorar”.

Imaginé a la chiquilla pensando y respondiendo, quizá en algún albergue, protegida de quienes le habían dado esa temible lección. La vi con el ojo interno de mi mente y me estremecí hasta las lágrimas al escuchar una y otra vez la simple sabiduría de quien sabe porque ha vivido. A los diez años de edad, esta niñita tiene la respuesta clara que tanto nos evade a adultos, profesoras, maestros, doctoras, académicos. La terrible, la inimaginable sabiduría de las víctimas.

Lydia

Lydia Cacho no requiere de mayor presentación. Es vox populi que se ha dedicado a tratar de entender la violencia. Pero Lydia también es una mujer de acción; ha intentado, incansablemente, hacer todo lo humanamente posible para acabar con ella.

Entre sus logros, gigantescos, está una institución cancunense dedicada a la protección y educación de mujeres víctimas de violencia: el CIAM. Una institución inmensamente prestigiada en otras partes del mundo que la mayoría de las y los cancunenses no conoce ni ha oído hablar de ella. Una institución que ha sufrido la misma violencia que combate, como se supo por una cadena de correos electrónicos que circuló en las redes sociales, al ser atacada por supuestas autoridades de nuestra ciudad que querían sacar a la fuerza a una mujer refugiada, temerosas quizá de lo que ella supiera acerca de la violencia y los violentos en Cancún. Violentos poderosos e influyentes. Íntegra, al igual que Lydia, esta institución nunca ha contestado con más de lo mismo. A la violencia, paz, entendimiento y acción; nunca más violencia.

Además de fundadora de instituciones, Lydia es autora de varios libros: periodísticos, manuales para prevenir el abuso sexual y novelas. Lydia también es mujer: el ser humano más valioso y valiente que he conocido. Se dice que Platón agradecía haber sido griego, hombre y libre, pero sobre todo, que había conocido a Sócrates. Quienes conocemos a Lydia no estamos tan seguros de tantas cosas, sólo de agradecer intensamente haberla conocido; basten las opiniones de Eduardo Galeano, autor de Las Venas Abiertas de América Latina, y de Roberto Saviano, autor de Gomorra, que aparecen en la portada y en el prólogo del libro.

Lydia, para entender otros aspectos de la violencia, emprendió un viaje de investigación. Uno al corazón de la trata sexual de mujeres y niñas en todo el mundo. Para obtener información, la escritora siguió las enseñanzas de Günter Wallraff, investigador periodístico alemán, y se transformó en varias identidades ficticias: monja, prostituta, jugadora de casino… Aplicó técnicas de investigación de campo, como la observación y la entrevista. Como investigadora, Lydia nunca buscó la objetividad, que es la subjetividad más engañosa, la que se erige a sí misma como árbitro; su trabajo es muestra de lo que se puede hacer con amor y compromiso, con una intersubjetividad educada, responsable y profesional.

El viaje: Mahmut, Rim Banna,

Rodha, Sue Hanna, Somaly Mam…

En el mundo de hoy se roba, compra y esclaviza a niñas y mujeres. Es así de espeluznantemente simple. Se hace con violencia, desde luego; violencia inimaginable. Violencia que a pesar de todo esto no es bien entendida por todos ni todas; especialmente, por los hombres que consumen lo que ofrecen quienes han robado, comprado y esclavizado a niñas y mujeres, y que por ese hecho se convierten en los cómplices de mafiosos de la más abyecta calaña. Violencia que nos degrada como personas y que nos hace difíciles acreedores a ese sustantivo tan abstracto: humanidad.

Pero eso no es todo lo que hay en el mundo. También hay mujeres y hombres que buscan y encuentran la paz y la luz. Incluso en los sitios más oscuros. Hombres y mujeres que hacen que vivir valga la pena. El libro de Lydia es un homenaje a estas personas, que combinan los papeles de héroe y hombre y mujer comunes.

Como en Turquía, donde Lydia conoció a Mahmut, policía de oficio. Este valeroso representante de la ley le contó a Lydia cómo en su país se miente sistemáticamente para poder pertenecer a la Unión Europea, donde el gobierno firma tratados y acepta diálogos para respetar los derechos humanos mientras que en realidad las mafias albanesas y rusas cooperan con las mafias locales para el transporte ilícito de mujeres que terminan en el negocio de la prostitución, protegido por el Estado turco.

O en Israel y Palestina, donde Rim Banna, una artista que vive en los territorios ocupados, se dedica a procurar la seguridad de mujeres y niñas. Rim le platicó a Lydia la fragilidad de las niñas palestinas, que son frecuentemente casadas a los diez u once años con hombres adultos, como lo testimonia una impactante fotografía en la que aparecen tristemente disfrazadas de novias, robadas de su infancia. Países donde la trata de personas se ha dado para obtener órganos trasplantables, a pesar de creerse que esto sólo ocurre en la ficción de papel barato.

Como en Japón, donde la mafia Yakuza sigue costumbres que parecen sacadas de una novela negra de extrema crueldad: cortarse el dedo meñique en señal de obediencia con los capos, así como violar ritual y tumultuariamente a mujeres secuestradas, dañándolas para siempre en lo físico, lo moral y lo emocional, lo que fue contado a Lydia por la superviviente llamada Rodha. Los Yakuzas se dedican al comercio sexual, tanto legal como ilegal. Y lo hacen con violencia extrema.

O en Camboya, Tailandia y Birmania, donde la guerra y su deshumanización han establecido el infierno en donde mujeres y niñas valen menos que los destartalados tuktuks, frágiles motocicletas convertidas en carritos de sitio, en que son transportadas para satisfacer a hombres turistas de todo el mundo, que buscan el inicuo placer de violar a una niña. Allí, Lydia conoció y conversó con Sue Hanna, valiente mujer que dirige un refugio para niñas víctimas de trata, y a Somaly Mam, quien por su heroísmo parece un personaje literario y no una mujer dedicada a abolir la esclavitud sexual femenina.

Y desde luego, como aquí en México lindo y querido, donde los table-dance y los prostíbulos de cuestionable postín esconden las historias de horror y valentía de mujeres secuestradas, adictas a la fuerza, incapaces de sacudirse las deudas y las amenazas de muerte con que los padrotes las tienen sojuzgadas para distraer, divertir y dar placer a los poderosos y a los influyentes, entre los que rutinariamente se encuentran los políticos y hombres de negocios más encumbrados de nuestro país.

Nosotros: los hombres, los clientes

De Esclavas del Poder no es posible salir intocado. Su lectura es luminosa y transformadora. Desde el fango de la esclavitud este libro hace señalamientos claros: hay esperanza.

Y la esperanza estriba en que los consumidores se den cuenta cabal de lo que hacen cada que visitan un prostíbulo o table-dance: propician la tristeza, la esclavitud y la violencia.

Después de leer, el lector entiende que quienes más defienden la legalización de la prostitución son las mafias, quienes así pueden aumentar sus ganancias con estrategias dirigidas a bajar los costos: con la esclavitud de mujeres y niñas, camuflada entre la prostitución legal, la que institucionaliza el acto de apropiarse de un cuerpo, lo que de otra manera no podría hacerse sin violencia. Y por supuesto, ya sea legal o ilegal, el lector entiende que quienes tienen la peor parte son siempre quienes buscan ganarse así el pan para alimentar a su familia: las prostitutas.

La lectura deja claro que cuando uno va a estos lugares pisa no un sitio de diversión y esparcimiento sino un territorio de criminalidad organizada, compleja y global: el table-dance de Cancún puede estar regenteado por un ex militar argentino, buscado por delitos de lesa humanidad y protegido por autoridades mexicanas. Lenón perfectamente capaz de asesinar para lograr éxito en sus negocios.

La respuesta

La lectura de Esclavas del Poder nos deja un legado limpio y claro: a la oscuridad, luz; a la violencia, paz; a la esclavitud, libertad. A quienes practican la prostitución, respeto, así como opciones dignas y libres de violencia. A las niñas y niños víctimas de la trata, protección y amor, tanto como necesiten. Se los debemos.

Hagamos un esfuerzo enorme y escuchemos con atención a Yerena, niña de diez años víctima de la trata con fines sexuales. Es lo único que puede salvarnos: no más de lo mismo. No más violencia: duele hasta el alma y nos hace llorar.

Eduardo Suárez Díaz

Amnistía Internacional México

La periodista Lydia Cacho, defensora de los derechos humanos, quien reside en Cancún, al sureste de México, ha sido amenazada de muerte.

 Lydia Cacho estaba en su casa trabajando el 29 de julio cuando su transductor de mano, utilizado únicamente para emergencias, se encendió solo. Ella respondió, pensando que podría ser un colega del trabajo, y oyó una voz de hombre que la llamaba por su nombre y le decía: “Ya te lo dijimos, pinche puta, no te metas con nosotros, se ve que no aprendiste con la vueltecita que te dieron. La que te va a tocar va ser en pedacitos, así te vamos a mandar a casa, en pedacitos, pendeja”. Lydia Cacho ha denunciado formalmente esta amenaza ante la Procuraduría General de la República.

Lydia Cacho empezó a recibir amenazas y a sufrir acoso tras publicar en 2005 un libro en el que sacaba a la luz una red de pornografía infantil que, al parecer, actuaba con el conocimiento y la protección de políticos y empresarios de los estados de Quintana Roo y Puebla. A consecuencia de las denuncias por difamación presentadas contra ella y de los irregulares procedimientos judiciales, en diciembre de 2006 fue detenida y sometida a amenazas y acoso.  Después de eso, se publicaron en los medios de comunicación conversaciones telefónicas intervenidas en las que se implicaba en su detención y acoso a ex altos cargos gubernamentales del estado de Puebla. Desde entonces, Lydia Cacho ha seguido recibiendo amenazas, en ocasiones como represalia por su trabajo como periodista y defensora de los derechos humanos en un albergue para mujeres en Cancún.

 En 2009, la Comisión Interamericana de Derechos Humanos pidió al gobierno mexicano que adoptara medidas cautelares para Lydia Cacho. En 2010, Lydia Cacho publicó otro libro, en el que, una vez más, sacaba a la luz la trata de mujeres y niñas y revelaba los nombres de individuos presuntamente vinculados a estas redes delictivas.

INFORMACIÓN COMPLEMENTARIA

Los periodistas de México corren un grave peligro de ser agredidos o asesinados a causa de su trabajo. Según la Comisión Nacional de los Derechos Humanos, al menos 70 periodistas han sido asesinados desde el año 2000, y sigue sin conocerse el paradero de otros 13 periodistas secuestrados. Quienes investigan o denuncian la delincuencia y la corrupción están especialmente expuestos a ataques o intimidación. En la gran mayoría de los casos, los responsables no comparecen ante la justicia, lo que crea un clima de impunidad.

AI llama a sus miembros a que escriban inmediatamente, en español, en inglés o en su propio idioma:

· expresando preocupación porque Lydia Cacho fue amenazada de muerte el 29 de julio, e instando a las autoridades a garantizar su seguridad;

· instando a las autoridades a proporcionar a Lydia Cacho medidas efectivas de protección, de acuerdo con los deseos de la propia afectada, y conforme a lo ordenado por la Comisión Interamericana de Derechos Humanos;

·  pidiéndoles que ordenen una investigación inmediata, exhaustiva e imparcial sobre las amenazas de muerte y que lleven a los responsables ante la justicia.

ENVIAR LLAMAMIENTOS, ANTES DEL 12 DE SEPTIEMBRE DE 2012, A:

Dr. Alejandro Poiré Romero

Secretario de Gobernación

Secretaría de Gobernación

Bucareli 99, 1er. piso, Col. Juárez

Delegación Cuauhtémoc

México D.F., C.P.06600, México

Fax: +52 55 5093 3414

Correo-e.: secretario@segob.gob.mx

Tratamiento: Sr. Secretario

Marisela Morales Ibáñez

Procuradora General de la República

Paseo de la Reforma 211-213

Col. Cuauhtémoc, México D.F., C.P. 06500, México

Fax: +52 55 5346 0908 (insistan, y digan: “fax”)

Correo-e.: ofproc@pgr.gob.mx

Tratamiento: Sra. Procuradora General